Alors là, ça passe ou ça casse, je serre les fesses en espérant ne pas déjà vous décevoir.Dia-Tom, tu es prudent, tu n'as pas ton permis depuis longtemps alors...
Dia-Mais oui, je serrais très prudents, ne t'inquiète pas pour ça.
Je vais chercher mes papiers, une veste dans ma chambre et on y va, dis-je à Bill en montant l'escalier quatre à quatre pour ne pas le faire attendre.
Bordel où es-ce que j'ai foutu ce putain de portefeuille, j'avais quel baggy hier ? Ma veste, il doit être dans une poche de ma veste... Merde, quelles vestes ?
Ha il est sur mon bureau.
Je lève les yeux vers mon petit miroir, quelle tête affreuse, j'ai parlé a Bill avec cette tête là ?! Je me passe les mains sur le visage comme si elles allaient effacer mes cernes.
Dia-On pourra y aller rapidement quand tu auras finit de te faire beau ? Demanda la voix moqueuse de Bill qui se tenait dans l'encadrement de la porte de ma chambre.
Dia-Oui oui, bien sur... dis-je honteux, où ais-je posé mon portefeuille... Je l'avais dans la main il n'y a pas deux minutes...
Dia-Elle est marrante ta chambre, lâcha-t-il en s'avançant vers mon exposition de jouet Kinder avant de détailler mes posters de femmes nues ou presque nues.
Dia-Sympa les posters, mais t'en n'as pas de « Brianna LOVE » grave faute de goût !
Dia-Ho tu aimes les filles...
Non mais quel BOULET !!! Il n'est peut-être même pas homo...
Il faut que j'arrête de prendre mes fantasmes pour la réalité.
Dia-Qui a dis que je suis gay ? demanda-t-il en se tournant vers moi avec un large sourire.
Dia-Je... je ne sais pas c'est simplement que... je pensais que...
Dia-Sois pas si gêné, tout le monde pense que je suis gay. Reconnu-t-il en continuant tout de même à se moquer de moi.
Dia-Et c'est... pas du tout le cas ?
Dia-On va dire que si, mais j'aime aussi beaucoup les filles. Les mecs c'est bien mais juste au pieu, pour une partie de jambes en l'air... je ne dis jamais non.
Et il ajoute à ça un clin d'½il exagéré avant de me lancer mon portefeuille que j'avais posé sur mon lit.
Dia-On peut y aller rapidement, je suis crevé.
EspaceJ'essaye de conduire bien, de l'impressionner peut-être...
Le plus dur c'est encore de s'arrêter en douceur.
Il m'indique le chemin, me fessant sortir du centre ville, je me retrouve rapidement sur le périf malgré l'heure tardive, les voitures sont toujours trop nombreuses à mon goût, j'essaye de donner l'impression que je maîtrise alors qu'il fouille dans la boite à gant pour chercher un Cd susceptible de lui plaire.
Dia-Tu n'as vraiment que de la daube ! finit-il par remarquer en se redressant face à la route.
Je lui demande de ne pas oublier de me prévenir en avance pour la sortie, il regarde un peu les panneaux et me dit que je l'ai déjà loupée.
Dia-C'est pas grave, sort ici, on finira bien par revenir par chez moi.
Super...
Dia-T'es encore vierge ? Me demanda-t-il alors que j'essayais de maîtriser mon arrêt au faux rouge. J'écrase le frein sans débrayer, on cale.
Dia-T'affoles pas, dit-il en se moquant de ma réaction, c'était une simple question.
Dia-Je, c'est juste car je n'ai pas mon permis depuis longtemps, j'ai pas beaucoup conduit encore, m'excusais-je en redémarrant le moteur, trouvant cette excuse finalement moins ridicule que la pudeur face au sexe ou plutôt, face à Bill.
Dia-Et alors, t'es vierge ou pas. Insista-t-il.
Dia-J'ai 18ans, t'en connais beaucoup toi des mecs encore vierges à 18ans ?
Dia-Parfois, répondit-il. Et avec des mecs ?
Dia-Quoi avec des mecs, demandais-je comme si je n'avais pas compris
Dia-T'as déjà baiser avec des mecs ? explicita-t-il. Tourne à gauche, on devrait pouvoir rejoindre mon quartier par-là.
Clignot à gauche, je m'aventure dans une partie de la ville que je ne connais absolument pas. Moi qui me demandais où il habite...
Dia-Alors ? insista-t-il voyant que je ne semblais pas enclin à répondre.
Dia-On va dire que j'y ai déjà pensé mais que je n'ai jamais rien fait. Il y a plus de filles qui m'attirent que de mecs, mais quand un mec me plait, c'est très fort, avouais-je sans oser tourner les yeux vers lui.
Dia-Et ça te tenterait d'essayer avec un mec ?
Dia-Je ne sais pas, c'est... compliqué.
Oui, bien sur j'en rêve, mais pas avec un mec, avec Lui. Seulement lui.
Dia-T'es plutôt bien foutu, tu n'as jamais eu de proposition.
Dia-Non, jamais.
Dia-Ça doit venir du look aussi, à te la joué bad-boy ça éloigne forcement un peu...
Dia-Je ne me la joue pas bad-boy !
Dia-Juste un peu. Me rétorqua-t-il en m'indiquant de continuer tout droit.
Dia-Pourquoi tu me poses toutes ses questions tout à coup ? Normalement tu ne me dis même pas bonjour.
Dia-Bah on est perdu dans Berlin, il me semble logique de faire passé le temps en parlant.
Dia-Comment ça perdu, tu ne sais pas où on va ? Et pourquoi de sexe, il y a beaucoup d'autres sujets. Je ne sais pas où je m'aventure en le lançant, sur le sujet mais pour une fois qu'il me parle...
Dia-Non, je ne sais absolument pas ou nous nous trouvons. Quand à la discussion, vu les goûts musicaux de merde que tu sembles avoir, il n'y a rien de plus intéressant que le sexe. Et je voulais m'assurer de certains petits trucs.
Dia-Certains petits trucs ?
Dia-Oui, Gustav m'a dit que tu me mâtais tous les matins donc je voulais savoir.
Son ton est neutre, moi je ne dis tout d'abord rien, je tourne au hasard dans des rues espérant que Bill puisse enfin m'indiquer le bon chemin. Puis piqué par la curiosité, c'est maintenant ou jamais, j'ose lui demander :
Dia-Et qu'es-ce que tu déduis de ton interrogatoire ?
Dia-Tourne à droite, c'est bon je vois où on est !
Je fais ce qu'il me demande avant de sentir une main glisser sur ma cuisse. Cette fois, voulant repassé la troisième, j'accélère trop vite fessant inutilement ronfler le moteur.
Dia-J'en déduis que si je fais ça tu ne vas pas me repousser, dit-il en caressant ma cuise fessant glisser sa main dans mon entrejambe.
Je ne sais pas ce que je dois dire où faire, déjà je sens mon sexe se réveiller.
Dia-Gares toi là, j'habite à côté, m'ordonna-t-il en m'indiquant une place que je ne pourrais qu'atteindre grâce à un créneau.
J'essaye une fois, je le rate, une deuxième, Quelle merde ! et sa main toujours posée sur ma cuisse...
Dia-Reste comme ça, il n'y a jamais personne qui passe par ici c'est pas grave si t'es mal garé et j'ai envie d'autre chose que de t'apprendre les créneaux... Dit-il en tournant les clefs dans le contacte.
EspaceJe n'osais pas tourner les yeux vers lui, même à l'arrêt je continuais à fixer droit devant moi. Sa main sur ma cuisse j'essayais de me contrôler pour que ma « réaction » ne soit pas excessive.
De son autre main, il détacha sa ceinture et la mienne, se tourna vers moi, attrapant mon menton pour délicatement pivoter mon visage face à lui, plantant ses yeux dans les miens.
Mon dieu Bill si tu pouvais savoir combien de fois j'ai rêvé cet instant.
Ton maquillage à coulé, ta coiffure est défaite, mais dieu ce que tu peux être beau.
J'ose avancer mon visage plus près de toi, les lèvres en avant.
Ça te faire rire, mais tes lèvres se joignent aux miennes.
EspaceDoucement, il me mordit la lèvre inférieure et sa main posée sur ma cuisse reprit ses douces caresses ignorant volontairement la zone de mon désir qui ne fessait qu'augmenter.
Il s'écarta de moi, et une fois de plus rit de mon air béat. Ses mains soulevèrent mon t-shirt pour atteindre plus facilement ma ceinture qu'elles délirèrent facilement pour s'attaquer au bouton de mon baggy. Je me laisse faire, complètement passif. Nos regards ne se lâchaient pas une seconde, pas même quand, sans vraiment le vouloir, je lèvre le bassin pour l'aider à retirer mon pantalon.
Il se re-pencha alors vers mes lèvres pour les embrasser délicieusement, ses mains eurent tôt fait de passer sous l'élastique de mon boxer pour aller trouver mon sexe bandé qu'elles libéraient de sa prison de tissu.
Dia-On fait ça vite, je suis crevé ! Murmure-t-il à mon oreiller partant à l'assaut de mon cou me fessant soupirer. Il retira mon t-shirt et déposa une kyrielle de baiser sur mon torse descendant de plus en plus bas.
Quand il arriva à la hauteur de mon sexe, il se stoppa continuant simplement ses caresses sur l'intérieur des mes cuisses, il me jeta un regard moqueur voyant que je me laissais complètement aller à ses cajoleries et délicatement, déposa un baisé sur mon gland me fessant gémir.
EspaceDes fellations, j'en ai déjà pas mal à mon actif, mais celle-la... On dirait qu'il sait exactement quand accéléré, ou poser sa langue, ses lèvres... Je suis complètement emporté par le plaisir, je ne pense pas au fait que ce soit un mec, je ne pense pas à ce que ça pourrait entraîner, au fait que nous soyons dans une voiture au beau milieu de la rue, je n'analyse plus ce qu'il me fait, je profite simplement.
Je me laisse rapidement aller, trop emporté par le plaisir pour réfléchir plus encore.
Mon sexe fatigué se calme alors que Bill contint de lui octroyer de petits baisers. Avant qu'il ne puisse retrouver de la vigueur, ses caresses remontent jusqu'à mon visage. Il posa ses lèvres salées sur les miennes glissa dans mon cou, me mordilla le lobe de l'oreille pour y déclarer dans un murmure :
Dia-Chacun son tour, tout en attrapant ma main pour la poser contre sa peau, juste sous son nombril.
Cet immense plaisir que j'ai ressenti fut très vite dissipé par une vague de froid qui me gèle de l'intérieur.
Chacun son tour, ça veut dire que je dois lui faire vivre ma même chose, le même plaisir que celui qu'il vient de me donner ?
Je m'en sens incapable.
EspaceLe sexe, oui bien sur je connais, et même plutôt bien sans vouloir me vanter, mais celui à qui je dois donner du plaisir, c'est un homme.
Je ne sais rien faire à un homme, qu'es qu'il attend de moi ?
EspaceIl me regarde et sourit, il m'attire près de lui, prend mon visage entre ses mains et l'approche du sien.
Ça je sais faire. Embrasser, que se soit un homme ou une femme la technique reste la même ; bien que si les baisers sont des danses que j'ai l'habitude de mener, ce soir, je le suis.
Je descends face à son boxer qui me laisse clairement voir que notre petit jeu ne le laisse pas de glace. J'essaye de faire comme lui, de l'embrasser, de le caresser pour retarder ce moment qui me semble de plus en plus proche.
Je ne sais même pas à quand il a baisé son pantalon, je doute.
Alors que j'embrasse le bas de son ventre, je sens sa main glisser son mon menton et redresser mon visage face au sien, très froid.
Dia-Je n'ai pas besoin de tout ça.
Mes mains tremblent alors que je baisse son boxer intimidé, pour la première fois, face à un sexe masculin qui n'est pas le mien.
EspaceJe me penche un peu, je n'ose même pas le toucher.
Je suis perdu, je n'ai plus aucun repère, alors quand Bill appuie légèrement sur mes épaules pour me faire comprendre qu'il souhaite que je lui rende le plaisir donné, je me bloque.
Dia-Je... je suis désoler, j'peux pas. Dis-je en me redressant pour me réfugier au fond de mon siège, figé face à la rue.
Bill semble mettre quelques secondes à comprendre ce que je viens de lui avouer.
Puis, brutalement il se remonte son pantalon, le referme sur son sexe encore gonflé d'envie et me dévisage. Je n'ose pas le regarder, l'affronter, j'aimerais qu'il me prenne dans ses bras, qu'il m'embrasse comme il y a encore quelques minutes, au moins qu'il me dise que c'est normal la première fois, j'aurais besoin de tendresse.
Il me dévisage.
Sans rien dire de plus, sans un geste à mon adresse, il ouvre sa portière et sort rapidement en déclarant froidement :
Dia-Putain d'hétéro, on m'y reprendra plus.
EspaceJe l'ai vu disparaître dans une rue perpendiculaire, moi je suis resté planté là. Combien de temps, je suis bien incapable de le dire, jusqu'à ce que le klaxon d'une voiture que je bloquais m'oblige à partir.
EspaceTout s'emmêle dans ma tête, que j'ai pris du plaisir quand il m'a fait cette fellation, ça veut dire que je suis gay ? Si oui, pourquoi j'ai tellement eu peur de son sexe pourquoi je n'ai pas pu...
Je rentre chez moi sans trop en avoir conscience, de manière mécanique je conduis et je gare la voiture dans le garage. Ce n'est qu'au moment où je claque la porte de ma chambre que je réalise vraiment ce qui c'est passé.
Bill, si seulement tu pouvais savoir ce que je ressens...
EspaceJe me couche espérant trouver le sommeil mais impossible, après avoir testé toutes les positions possibles, je décide de me relever.
J'essaye de répondre à des questions que je ne connais pas.
Oui bien sur, j'aime Bill ; il m'a toujours attiré. Je doute d'être homo ; je dois être bi, ou plutôt « Bi-ll », car c'est le seul...
EspaceJ'ai l'impression de manquer d'air, j'ouvre la fenêtre de ma chambre. J'ai froid, mais j'aime cette sensation.
J'allume mon ordinateur portable, me connecte à MSN, évidemment, il n'y a personne, il est 4h et demi, tout le monde dort a cette heure.
Toi aussi Bill ?
EspaceJe me dis qu'un film pourra probablement m'aider à ne plus penser, à dormir.
Je connais déjà par c½ur tous ceux qui sont sur mon disque dur, aucune importance, j'en choisi un au hasard, me réinstalle dans mon lit l'ordinateur posé sur ma table de nuit. Je tien dix minutes ; ça m'énerve. Je me dis qu'a l'heure qu'il est, je peux renoncer à ma nuit de sommeil et commence déjà à préparer mon sac de cours.
Dans la petite poche devant, je retrouve le paquet de cigarette que j'avais acheté comme un prétexte pour l'aborder, un prétexte raté.
EspaceÇa me semble maintenant tellement idiot...
Je bourre rapidement les livres et mes cahiers utiles et commence même a me chercher une tenue, tout pour ne pas pense à lui. Bien que je me demande s'il pourrait me préféré avec un t-shit blanc ou bleu foncé.
EspaceJe retourne finalement me coucher, simplement pour profiter de la chaleur de mon lit qui est maintenant aussi froid que le reste de la pièce.
EspaceJe me relève, attrape le paquet de clope en prend une et l'allume.
C'est désagréable, ça me pique la gorge, j'ai toujours cette envie de tousser.
Comment fais-tu pour aimer ça Bill ?
EspaceJe vais m'asseoir sur le rebord de la fenêtre pour que maman ne sente pas l'odeur demain. Ici, les lumières de la ville ont vaincu celle des étoiles, masquées. J'aimerais parfois pouvoir lever les yeux au ciel, comme dans les films, et voir un beau ciel étoilé ; me dire que tu le regardes peut-être toi aussi.
Tu n'aimerais pas cette idée. Tu préférais que le ciel ne brille que pour toi.
Finalement, les étoiles, c'est sûrement trop commun pour Bill.
Mais moi ce que je veux, c'est simplement quelque chose en commun avec toi, quelque chose que nous partagions, rien que nous. Je regarde le paquet de cigarette et me dit que ce ne serra sûrement pas cette merde qui pique les yeux, arrache la gorge et empeste.
QUEEN Play the game - QUEEN Play the game - QUEEN Play the game QUEEN Play the game
Ouvre ton esprit et laisse-moi y faire un pas • Reposes ta tête fatiguée et laisse ton coeur décider • C'est si facile quand tu connais les règles • C'est si facile tout ce que tu dois faire • C'est de tomber amoureux • Joue le jeu • Tout le monde joue au jeu de l'amour
QUEEN Play the game - QUEEN Play the game - QUEEN Play the game - QUEEN Play the game
Pissenlit Pissenlit Pissenlit Pissenlit Pissenlit Pissenlit Pissenlit Pissenlit Pissenlit Pissenlit
Trop Rapide, ou ça passe...
Sincèrement, j'ai foiré mon coup ou pas???
Sinon
Je vous dois à toues (Ne croyons rien, les hommes ne sont pas parmi nous :-p ) un Immense Merci !
Jamais je n'aurai pu penser que autant de personnes viennent lire cette fic...
Pour ce qui est de la conduite de Tom...
Ceux qui commencent à conduire comprendront ce que je veux dire...
je crois que je faisais mes 1ere heures de conduite accompagnée quand je l'ai écrit étant un vieux boulet frustré... ^^
Bonne semaine à toutes!
CLém.
ps : Si les Pissenlits aussi ça se mange en salade !